Le Plateau
Paris

Kaye Donachie, The days returns too soon, 2013 © D.R. collection frac île-de-france

Kaye Donachie

Vernissage mercredi 17 mai, de 18h à 21h

 
Commissaire de l’exposition : Xavier Franceschi

 

Le frac île-de-france présente au plateau, la première exposition personnelle consacrée à l’artiste Kaye Donachie à Paris. Née en 1970 à Glasgow, Kaye Donachie vit et travaille à Londres. Elle développe un travail pictural émaillé de références littéraires au sein duquel s’anime sa fascination pour les héroïnes tant réelles que fictives.

Grande lectrice de biographies, elle trouve la matière de son inspiration dans ces récits mêlés de romantisme et de nostalgie dont elle teinte ensuite peintures et dessins. Elle remet en lumière les représentations ancrées dans l’Histoire de certaines figures féminines et leur attachement à un lieu. En effet, dans l’œuvre de Kaye Donachie, les sujets semblent se dissoudre dans une brume sous les effets de sa touche singulière, légère, concise, et sa palette de couleurs réduite mais subtile. Une tonalité y domine souvent et les camaïeux aux nuances de couleur verte, bleue ou grise ainsi que les multiples plans superposés confèrent à ses toiles une atmosphère onirique, énigmatique.

Ses portraits aussi bien que ses paysages  naviguent sur une frontière indécise entre figuration et abstraction, entre rêve et réalité.  Mais les images entremêlées qui les composent nous renvoient également à une dimension cinématographique, ouvrant ainsi le champ des possibles pour celui qui les regarde. Bien que la figure humaine soit centrale dans son travail, elle est donc avant tout le prétexte à la composition d’un paysage mental où les sentiments affleurent la toile.

L’exposition inclura pour la première fois les œuvres de plusieurs artistes historiques provenant de diverses collections. Ici, les photographies, dessins et films qui apportent un éclairage à l’œuvre de Kaye Donachie, vont activement contribuer à former un contre-récit dans lequel les espaces entre les images se dissolvent les uns dans les autres à la manière d’un poème elliptique ou d’une conversation au fil du temps.

L’espace d’exposition sera traité comme l’espace d’une peinture – construit par couches formant un schisme entre le réel et l’imaginaire. Les œuvres historiques sélectionnées (de Dora Maar à Lee Miller) montrent que les images peuvent être une façon de voir, de chercher, d’explorer et de caresser un devenir – afin de saisir la vie.