Le Plateau
Paris

L'Homme aux cent yeux (la grande revue), 2017. Conception graphique : baldinger•vu-huu

L’Homme aux cent yeux (la grande revue)

La grande revue
21.04.17 – 19h30

 

Les artistes invités lors des précédents épisodes de L’Homme aux cent yeux (revue) investissent les espaces du plateau – cette fois libres, en période d’inter-exposition – pour une suite à leur première intervention et une nouvelle soirée, point d’orgue de la revue.
La soirée est également l’occasion de présenter trois nouvelles éditions originales (deux livres et un disque vinyle), accompagnant chaque intervention.

 

Hedwig Houben

Les conférences performances d’Hedwig Houben prennent comme point de départ la présentation de sculptures réalisées en plasticine. Le caractère évolutif de ce matériau singulier fait écho à la dimension processuelle de ses propositions. Au fil de ses œuvres, différents objets, motifs et personnages (comme the Pyramid, the Foot, the Host…) apparaissent et réapparaissent. Ils constituent son vocabulaire, ses « outils » de travail.

19h30 : The Good, the Bad, the Happy, the Sad  (vidéo)
Dans un contexte évoquant le salon d’un collectionneur, deux sculptures, la « Bonne » et la « Mauvaise », dialoguent entre elles et s’interrogent sur leur nature, leur passage de l’atelier de l’artiste à l’espace privé de leur propriétaire. La captation vidéo de la performance, interprétée par le collectionneur Joseph Kouli, a été filmée au plateau le 09 mars 2017 par David Couliau.

20h : The Hand, the Eye and It (performance)
La performance, interprétée par l’artiste, met en jeu The Hand, une réplique en plasticine de la main de l’artiste, the Eye, l’œil du créateur, et l’insaisissable It, une chose voulant être fabriquée (performance en anglais, traduction française disponible sur demande).

 

Jonathan Martin

Le travail de Jonathan Martin – films, dessins, assemblages, éditions – convoque une étrange collection de figures, anonymes ou célèbres, ainsi que différentes formes décoratives, symboles ésotériques, motifs abstraits… porteuses d’histoires tortueuses. Il fait émerger ses thèmes fétiches par association, créant ainsi de nouvelles images.

En continu : Black Watch (installation)
L’artiste confectionne toute une garde-robe saugrenue découpée dans un tartan «Black Watch». Des robes schématiques sont accrochées sur un présentoir, et, plus inattendus, des sous-vêtements et chaussons gisent au sol, traduisant un jusqu’au-boutisme bizarre et fétichiste. Les pièces sont disposées comme elles le seraient pour les participantes d’une performance.

 

Julien Perez

Julien Perez est un chanteur et musicien dont la pratique se situe à la croisée de la musique pop et de l’art contemporain. Il mène une carrière solo sous le nom de PEREZ. Ce projet, entièrement écrit en français, s’évertue à mêler les codes de la chanson, de la musique électronique et des formes de narration littéraire. Cette position lui permet d’enrichir son travail d’auteur-compositeur d’une dimension critique et réflexive.

20h45 : Un album de collection (projection et concert)
Projection et concert à l’occasion de la sortie du disque vinyle, 11 chansons pop ayant pour objet un choix d’œuvres de la collection du frac île-de-france.
De l’impossibilité patente de traduire de manière univoque une œuvre plastique en chanson, découle la mise en place de stratégies visant à rechercher des correspondances et à inventer des équivalences. En marge de la production de l’album, ce travail de composition, proche de l’enquête, fait l’objet d’un film jouant avec la forme du documentaire musical, supposé dévoiler les mystérieux mécanismes de l’inspiration.
Plus d’informations sur le disque…

 

 

L’Homme aux cent yeux (revue)

La revue L’Homme aux cent yeux *– dans un clin d’œil aux glorieuses aînées des années 30 et à l’esprit Music-Hall – propose un programme annuel d’interventions live ouvert à toutes les formes de création artistique (travail sonore, filmique, chorégraphique …) avec des artistes invités à investir les espaces d’exposition du plateau en deux phases. Tout d’abord le temps d’une soirée et au sein de l’exposition en cours (la revue), pour une pièce à dimension performative créée spécialement pour l’occasion. Ensuite, une fois dans l’année, sur une période d’inter-exposition (la grande revue) où les espaces ont été libérés dans l’attente du prochain montage, pour une nouvelle soirée – point d’orgue de la revue – où tous les invités sont rassemblés et proposent une suite à leur première intervention.
Ces deux formes d’intervention permettront aux artistes invités d’expérimenter dans des contextes différents de nouvelles œuvres dans une relation directe avec le public.

*L’Homme aux cent yeux (revue) a notamment pour référence Argos, géant omnivoyant de la mythologie grecque à la funeste – et magnifique – destinée.