Hors les Murs

MuMo 2, design matali crasset production. Photo © Philippe Piron

MuMo 2 – Exquis!

Une exposition imaginée par le directeur du frac Île de-france et les directrices du frac Normandie Caen et du frac Normandie Roue, d’après le principe du « cadavre exquis »

 

Inauguration le jeudi 27 avril, Place de la République (Paris)

 

MuMo 2 : le projet

 

MuMo, le Musée Mobile imaginé en 2011 par Ingrid Brochard, est né d’un désir de partage. Depuis sa création, il est allé à la rencontre de plus de 80 000 enfants issus de sept pays d’Europe et d’Afrique.

Lauréat de la France s’engage, label qui récompense les projets les plus innovants au service de la jeunesse, le MuMo se duplique aujourd’hui pour poursuivre sa mission d’éducation artistique et culturelle avec le concours de l’État et de ses partenaires territoriaux.

Le MuMo 2 fait ainsi circuler des expositions conçues par les directeurs des Fonds Régionaux d’Art Contemporain (Frac) au sein des zones rurales et des Quartiers Politique de la Ville (QPV). Imaginé par la designer française matali crasset, il permet de reconnecter l’art, l’École, les habitants et le territoire.

 

 

Hors les murs : Exquis!

 

Avec les œuvres de :

Scoli Acosta, Pierre Ardouvin, Martha Colburn, Anne-Marie Filaire, Jean-Pascal Flavien*, Richard Fauguet*, Antoine Marquis*, Sophie Ristelhueber, Bruno Serralongue, Robert Stadler, Chloé Quenum*, Zin Taylor.

* Œuvres issues de la collection du frac île-de-france

 

À tour de rôle, les directeurs des fracs ont choisi dans leur fonds des œuvres variées qui entrent en résonance. Avec une quinzaine de pièces, le parcours prend corps par de subtiles associations d’idées et de formes.

De mai à octobre 2017, le MuMo fera une vingtaine d’étapes en région francilienne et normande, ira à la rencontre des publics scolaires, extrascolaires et des habitants en proposant ateliers, visites et rencontres. Prenant pour point de départ une œuvre de Richard Fauguet représentant un oiseau de Brancusi affublé d’un bec verseur en métal, le cadavre exquis instaure un premier dialogue autour de la sculpture. En écho à ce détournement de l’œuvre de Brancusi, les constructions en bois de Zin Taylor livrent une vision tout aussi ludique de la forme. La poussière, qui fait partie de ces petits théâtres photographiés, nous guide à son tour vers une vue aérienne impliquant ce même élément poussiéreux. Pris par Sophie Ristelhueber dans le désert du Koweït après la guerre du Golfe, ce cliché évoque, aux yeux de l’artiste, le fameux Élevage de poussière immortalisé par Man Ray à partir du Grand verre de Marcel Duchamp.

La surface du territoire ainsi cadrée se rejoue, quant à elle, dans le maillage du hamac de Chloé Quenum. Inséré dans un cadre en bois, tel un corps pétrifié, ce hamac nous renvoie paradoxalement par son titre anglais, Leeway, à l’idée de dérive.

À partir de cet élément, deux pièces évoquent l’astre solaire : Solar Panel de Scoli Acosta et Soleil d’Hiver dessiné à l’aquarelle par Pierre Ardouvin. Ce dernier, avec ses multiples ondulations circulaires, trouve logiquement une suite dans les formes géométriques imaginées par Bevis Martin & Charlie Youle. First Notions C (Solids and cupcake) met en scène divers objets issus de manuels scolaires des années 1950-1970 pour illustrer la théorie des ensembles. Tel un corps étranger, le cupcake vient perturber ce jeu et assurer la promesse d’une récompense. Cette même approche ludique se rejoue dans les ardoises en relief de l’artiste designer Robert Stadler, endossant la fonction du tableau noir. Cette référence nous amène aux paysages rouges, quasi crayeux de Jean-Pascal Flavien.

L’enchevêtrement des traits qui figurent ces natures «pré-historiques » en expansion, caractérise également les forêts photographiées par Bruno Serralongue et Anne-Marie Filaire. Le premier documente en plan serré la « jungle », ce fameux camp sauvage de réfugiés démantelé en 2009 près de Calais ; la seconde immortalise le Liban, au lendemain de la guerre. Prise en 2006, Sawâné de Filaire symbolise à travers ces arbres décharnés les corps déchirés. Guerres et conquêtes sont également au cœur du film d’animation de Martha Colburn qui compose, par ses montages et ses collages, une autre histoire des États-Unis.

Le cadavre exquis s’achève sur les Ruines d’Antoine Marquis où constructions et dessins au stylo bille semblent ne faire qu’un, avant que le trait ne s’émancipe définitivement de son support dans la vidéo d’Edith Dekyndt, Dead sea drawings.

De petite ou de moyenne taille, représentant tous les médiums, les oeuvres exposées dans le MuMo 2 reflètent l’identité des Frac et du territoire, tout en s’adaptant aux publics.

Rédaction : Xavier Franceschi, Sylvie Froux et Véronique Souben

 

 

Le parcours du MuMo2 en île-de-france…

 

  • du 2 au 3/05 : Clairefontaine-en-Yvelines (78)
  • du 4 au 6/05 : Hermeray (78)
  • du 10 au 15/07 : Fosses (95)
  • du 17 au 22/07 : Garges-lès-Gonesse (95)
  • du 25/09 au 6/10 : Meaux (77)
  • du 9 au 14/10 : Saclas (91)
  • du 16 au 21/10 : Ocquerre (77)

 

…Et en Normandie

 

  • du 9 au 13/05 : Gisors (27)
  • du 15 au 26/05 : Rouen (76)
  • du 29/05 au 3/06 : Saint-Lô (50)
  • du 6 au 10/06 : Flers (61)
  • du 12 au 16/06 : Alençon (61)
  • du 19 au 30/06 : Vallée de l’Andelle (27)
  • du 3 au 8/07 : L’Aigle (61)
  • du 25 au 29/07 : Dives-sur-Mer (14)
  • du 1 au 5/08 : Etape à confirmer (14)
  • du 7 au 12/08 : Dieppe (76)
  • du 11 au 15/09 : Saint-Vaast-la-Hougue (50)
  • du 18 au 22/09 : Doudeville (76)

 

Plus d’informations…

 

 

 

La Fondation Daniel et Nina Carasso et La France s’engage, soutenue par la Fondation Total, sont les mécènes d’honneur du MuMo 2. La Fondation SNCF et la Fondation PSA sont les grands mécènes du MuMo 2. Ce projet est aussi soutenu par le Ministère de la Ville, de la Jeunesse et des Sports, le Ministère de l’Education nationale, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche et le Ministère de la Culture et de la Communication.