Le Château
Rentilly

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Le Cabaret du Néant

Vernissage dimanche 8 mars, à partir de 15h*
frac île-de-france, le château

 

À partir de la collection de l’École nationale supérieure des beaux-arts de Paris

Commissariat : Jean de Loisy et Thierry Leviez avec des étudiants de la filière « Métiers de l’exposition » des Beaux-Arts de Paris

 

En référence au célèbre cabaret à thèmes installé à la fin du 19ème siècle à Montmartre et qui déployait son ambiance parodique et  funèbre en se jouant avec une ironie sulfureuse de situations macabres, le frac ile-de-france présente au château de Rentilly Le cabaret du néant, une exposition conçue par la filière des métiers de l’exposition des Beaux-Arts de Paris, qui associe des artistes contemporains aux chefs d’œuvres de la collection des Beaux-Arts de Paris et du frac île-de-france.

Si le sujet : « souviens-toi-que tu vas mourir » parcourt l’art et la littérature particulièrement depuis les fameuses danses macabres apparues au 15ème  siècle, il n’a cessé d’interpeler publics et créateurs tout en subissant des transformations profondes, du tragique au parodique, en fonction des évolutions de la société et de ses mœurs, des convictions religieuses comme des découvertes scientifiques. Mais, contemporaine du célèbre cabaret installé en 1892 par Antonin au 34 rue de Clichy et qui donne son titre à l’exposition, la notion de néant connaît une autre interprétation, une autre vision d’un même abîme, pas moins terrible mais plastiquement inverse, celle qui dans le sillage des symbolistes et particulièrement de Mallarmé conduit le créateur à considérer la vie humaine comme de vaines formes de la matière (..) s’élançant forcenément dans le rêve quelle sait n’être pas (..) et proclamant, devant le Rien qui est la vérité, ces glorieux mensonges !  Le rôle du poète, et donc de l’art, deviendrait ainsi selon Mallarmé de tirer, comme du fond dun naufrage, l’homme, de ce  «Rien» par le jeu suprême de la création.

Les trois parties de l’exposition : le festin des inquiétudes anatomie de la consolation et fin de partie permettront, de Dürer à Rembrandt, de Gautier d’Agotty à Houdon ou Séchas, de Beckett à Gino de Dominicis ou aux jeunes artistes issus de l’École des Beaux-Arts et de certains de leurs professeurs de rencontrer les expressions amusées ou graves les plus significatives de la confrontation des vifs que nous sommes à l’impermanence que nous partageons.

 

 

Sous la direction de Jean de Loisy et Thierry Leviez

La filière des métiers de l’exposition est issue d’une collaboration entre les Beaux-Arts de Paris et le Palais de Tokyo.

 

 

* Navette Paris-Rentilly 
Dimanche 08.03.20 pour le vernissage,
départ place du Châtelet à 14h.
Réservation obligatoire :
reservation@fraciledefrance.com